Nos enfants ont fait leur rentrée hier, mardi 4 septembre. Pour un certain nombre d’entre eux, cela va être aussi le début de l’apprentissage d’une langue
étrangère : l’anglais ou l’allemand. De ce point de vue là, nos deux écoles n’offrent pas les mêmes possibilités. Aux Echassons, les élèves ont le choix entre l’anglais et l’allemand alors
qu’à Lormoy, ils n’ont pas le choix, l’anglais s’y impose faute d’avoir, au sein de l’école, un enseignant habilité à enseigner l’allemand.
Cette situation dure depuis de nombreuses années sans que personne n’ait vraiment cherché à y remédier.
Je pense pourtant qu’un enfant doit pouvoir recevoir le même enseignement où qu’il habite dans la commune qui est de surcroît jumelée avec une ville allemande…
Certes, ma qualité d’élu et de président du comité de jumelage font que je suis particulièrement sensible à ce problème. Mais il n’en demeure pas moins que des familles habituellement sectorisées
sur l’école de Lormoy voudraient que leurs enfants puissent être initiés à l’allemand sans pouvoir obtenir satisfaction.
Rendre le choix possible aux parents serait bien la moindre des choses et cela n'a rien d'une fantaisie. Le choix de la langue en primaire détermine la langue que
l’enfant devra étudier, ensuite, à partir de la 6ème. Donc pas de choix en primaire = pas de choix au collège. La conséquence de cette absence de choix est qu’elle menace à terme la
pérennité de l’enseignement de l’allemand en 6ème par manque d’élèves initiés en primaire ! Un comble quand on sait que l’allemand est la première langue parlée en Europe et que
l’anglais n’arrive qu’en troisième position derrière le français.
Je suis intervenu lors du conseil municipal de juin pour proposer que des solutions soient mises à l’étude. A défaut d’avoir, dans l’immédiat, un intervenant
extérieur ou un enseignant habilité à l’école de Lormoy, une solution pratique et peu coûteuse pourrait être par exemple la mise en place de dérogations spécifiques pour scolariser aux Echassons
des enfants qui devraient l’être à Lormoy.
Pour la rentrée qui vient d’avoir lieu, il est bien sûr trop tard mais pas pour les suivantes.
La commune a le devoir et les moyens de faire en sorte que chaque enfant ait un accès égal à l’enseignement des langues. Le maire s’est engagé à examiner la
situation en concertation avec les enseignants et les partenaires de vie scolaire pour rechercher une solution satisfaisante pour régler ce problème.
A suivre.
Mercredi 5 septembre 2007
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Scolaire
par Jean Jacquin
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Lors du conseil municipal du jeudi 26 juin Mme le Maire a proposé au conseil de voter une motion sur le service minimum de l’éducation. Etrange motion en vérité qui mêle à la fois la réforme Darcos, les fermetures de classes (fermes ou différés) à
la rentrée prochaine à Longpont qui n’ont aucun rapport avec le point précédent, la volonté supposée du gouvernement d’orienter les enfants vers le secteur privé et enfin avec le service minimum
de l’éducation "briseur" de grève...
Notre groupe a estimé que cette motion était hors sujet et reflétait essentiellement des préoccupations du PS et de la gauche sans rapport avec les problèmes que nous vivons à Longpont. Nous
avons donc voté contre (Pour consulter les explications de vote données par Véronique Marre, cliquer ici).
En effet, la défense des intérêts de nos enfants et de nos écoles aurait dû conduire Mme le Maire à nous proposer une motion argumentée pour s’opposer aux fermetures de classes à la rentrée
prochaine décidées par l’inspection académique ; des classes qui, dans 2 ou 3 ans, devront rouvrir ! Une telle motion aurait été utile et en phase avec les préoccupations concrètes des
parents d’élèves, des associations de parents d'élèves, des enseignants et des élus. Elle aurait, peut-être, fait réfléchir l'inspection académique sur la validité
de ses décisions.
Il y avait là un consensus facile à construire et nous aurions, sans aucun doute, voté en sa
faveur.
Mais Mme le Maire a préféré traiter en priorité d'enjeux politiques nationaux avant de s'occuper des enfants de Longpont. En somme, c'est le service minimum pour nos écoles.
Jean Jacquin
Lundi 30 juin 2008
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Scolaire
par Jean Jacquin
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