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Comme je l’indiquais, sans donner de détails, dans le compte-rendu que j’ai fait du conseil municipal qui s’est tenu hier soir, j’ai demandé à Mme Antonetti, au nom du groupe « Bien Vivre à Longpont » le retrait de l’ordre du jour du point concernant la Convention avec l’Établissement Public Foncier d’Ile de France (EPFIF).

 

J’y reviens donc pour vous donner plus de détails et vous laisser juge de la validité des arguments.

 

Pour mémoire, cette convention vise à mettre en place un portage financier avec l’EPFIF en vue d’acquérir des parcelles dans les secteurs de Villebouzin, des Haut Buarts, des Villarceaux et de la rue de Lormoy en vue de leur urbanisation future avec un taux de logements sociaux de 50% minimum.

 

Ce portage est doté d’un budget de 5.5 M€ renouvelable au gré des opérations qui seront engagées (acquisition des parcelles) et terminées (parcelles urbanisées). Par ailleurs, la gratuité des prestations de l’EPFIF n’est garantie qu’à cette dernière condition.

 

Notre groupe a considéré que l’examen de ce point était pour le moins prématuré et ne pouvait être débattu pour les raisons suivantes :

1-   L’information des élus n’a pas été correctement faite. En effet, le texte de cette convention n’a pas été chaque conseiller en amont de ce conseil comme cela aurait du être fait. Or la loi précise bien que le maire doit donner une information suffisante aux élus sur les sujets qui seront débattus lors du conseil, ce qui, de notre point de vue, n’a pas été fait. La note de synthèse, par nature très laconique, ne rend pas compte du contenu de la convention ni des engagements et contraintes qui en découlent pour la commune. Nous n’avons pas, comme les élus de la majorité, la faculté de signer des chèques en blanc.

2-   La convention s’étend sur des secteurs de la commune dont certains ne sont pas urbanisables dans le POS (le PLU n’étant pour le moment qu’à l’état d’étude) : la rue de Lormoy et les Villarceaux par exemple. C’est pour le moins étrange s’agissant d’une convention dont l’objectif avoué est, précisément, d’urbaniser ces zones…Si on s’en tient strictement aux POS, cette convention est donc contraire aux documents d’urbanismes applicables sur la commune. Sur ce point Mme Antonetti n’a pas démenti en reconnaissant, avec beaucoup de difficultés, qu’effectivement la rue de Lormoy n’était que partiellement urbanisable. En fait, quasiment pas urbanisable.

3 -  Une procédure de révision du PLU est en cours. Signer cette convention revient à en écrire les conclusions par avance, avant le débat au sein du conseil et avant la concertation publique. C’est la négation même du processus de concertation qui doit présider à l’élaboration du PLU et qui doit être ouvert et transparent. Je me félicite néanmoins que Mme Nastev – Maire adjointe chargée de l’urbanisme – ait reconnu qu’il s’agissait d’anticiper… Dont acte pour son honnêteté intellectuelle. Dommage qu’elle n’ait pas vu que cette anticipation consistait à mettre la charrue avant les bœufs…

Aussi, sans remettre en cause la pertinence de faire appel à un organisme public – ce sera un autre débat - pour s’assurer de la maitrise foncière de la commune, j’ai demandé le retrait de ce point de l’ordre du jour du conseil et le report de son examen à une date ultérieure après l’élaboration du PLU.

La réponse de Mme Antonetti à cette demande de bon sens a été très claire : c’est non !
 


 

Au-delà de l’examen de cette convention, on est bien obligé de se re-poser la question de savoir quels sont les véritables objectifs de la Gauche en matière d’urbanisation de la commune. En effet, Mme Antonetti a fait campagne en mettant en avant sa volonté de construire des logements sociaux à hauteur de 20% voir de 30% selon les cas. Là nous parlons de 50% minimum ! Soit Mme Antonetti a changé d’avis et elle doit le dire ou alors sa campagne était insincère…

Jean Jacquin

Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /2008 14:21
- Publié dans : Urbanisme - Par Jean Jacquin
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Commentaires

Valmy,
Je ne sais pas s'il faut avoir peur des logements sociaux mais franchement, pensez vous sincèrement que plus de 50% de logements sociaux sur la majeur partie de la commune soit souhaitable et réaliste ? Ca ne se fait plus nul part. Je suis de gauche et je vote à gauche mais je tiens aussi au cadre de vie qui est le notre.
Bien à vous, Walter
Commentaire n°1 posté par Walter le 20/10/2008 à 16h46
Faisant partie d'une association de quartier, je me demande ce qu'il reste de la concertation à venir sur le PLU. Mme antonetti fait comme si nous étions des quantittés négligeables et nos avis méprisables.  Je suis favorable au logment sociale mais il faut qu'il soit intégré dans la commune. avec ses 50%, elle n'intégrera rien du tout. Mme antonetti va répéter les errerus que ses camarades ont faites au Tarteret, à Grigny, à Mante la jolie,... Je vous remercie pour votre combat, continuez et si vous pouviez écrire plus souvent sur votre blog ce serait encore mieux.
Commentaire n°2 posté par Alexandre le 19/10/2008 à 17h47
Ca vous fait peur des logements sociaux ?
Commentaire n°3 posté par Valmy le 17/10/2008 à 19h53

Cher Valmy,

 

Votre question a le mérite d’être directe à défaut de dévoiler votre point de vue qu’on imagine bien cependant.

Je vous répondrai donc tout aussi directement.

Non, cher Valmy, les logements sociaux ne me font pas peur. Le logement aidé (c’est la vrai définition du logement social) est une nécessité, y compris à Longpont. Et avant de faire venir des populations des Tarterêts, de Grigny ou d’ailleurs, il y a déjà beaucoup à faire à Longpont pour les jeunes de la commune et les moins jeunes qui désirent s’installer ou, tout simplement continuer à vivre leur retraite à Longpont dans un logement plus petit, plus pratique et moins coûteux. Les exemples ne manquent pas. C’est aujourd’hui impossible pour un jeune qui débute sa vie professionnelle de trouver un logement décent à un prix abordable sur Longpont et ce n’est pas normal.

C’est le sens que j’ai voulu donner à la campagne municipale que j’ai mené en mars dernier sur la question du logement. Je suis donc très conscient de nos carences et des efforts à faire. Pour autant, je ne suis pas disposé à faire n’importe quoi.

A cet égard la politique menée actuellement par Mme Antonetti est une rupture radicale qui sera lourde de conséquences pour l’avenir de Longpont. Rupture aussi avec ses engagements électoraux bien en deçà de ce qui est annoncé… En effet ; je considère, et je ne suis pas le seul, que le taux de 50% minimum de Mme Antonetti (cela peut donc être 60%, 70% ou plus) ne permet plus un développement de la commune avec une mixité sociale équilibrée. Beaucoup de communes de gauche ont mené cette politique dans les années 80/90, constatent aujourd’hui les problèmes urbains et sociaux que cela pose et cherchent une porte de sortie.

Au plaisir de vous lire,

 

 

Réponse de Jean Jacquin le 23/10/2008 à 15h28
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