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Un référendum permet aux responsables politiques nationaux de consulter les électeurs sur un projet précis : traité de Maastricht en 1992, traité constitutionnel européen en 2005 par exemple.
Le Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) rend possible l'organisation de référendums locaux et cette possibilité a été inscrite par la majorité de gauche dans le règlement intérieur du conseil municipal de Longpont sur proposition du groupe Bien Vivre à Longpont auquel j'appartiens.
La gauche projette de quitter la Communauté de communes du Cœur du Hurepoix pour rallier la Communauté d'Agglomération du Val d'Orge. Indépendamment de l'appréciation qu'on peut porter sur ce projet, c'est indéniablement un projet structurant qui engage irrémédiablement l'avenir de la commune et de ses habitants bien au-delà des échéances électorales classiques.
Lors des dernières élections municipales, la Gauche a rassemblé 797 suffrages au premier tour (18,8% des 4 244 électeurs inscrits) puis 1 132 suffrages au second tour (26,7% des 4 245 électeurs inscrits) la plaçant en tête des listes en présence. Ce résultat, du fait du maintien de trois listes au second tour et du système électoral, lui donne toute la légitimité nécessaire pour administrer la commune le temps du mandat municipal tout en restant largement minoritaire dans la commune.
Cette légitimité, pour incontestable qu'elle soit, repose sur le choix d'à peine plus d'un électeur sur quatre. Elle est insuffisante, à mon avis, pour décider d'une orientation majeure de la commune comme le choix de l'intercommunalité. Pour s'en convaincre, il suffit de constater que la gauche jette aux orties une intercommunalité négociée et constituée par une autre majorité municipale durant le mandat précédent. Une autre majorité pourrait en faire tout autant demain avec une autre intercommunalité qui n'aurait pas sa faveur.
Pour être incontestable et durable, j'estime que le choix intercommunal que nous aurons à faire doit s'inscrire dans une légitimité qui dépasse celle des groupes politiques, des sensibilités et des personnes. C'est pourquoi, nous devons demander aux Longipontains de se prononcer collectivement lors d'un référendum local avec toutes les options de choix possibles.
Aussi, je propose à Mme Antonetti de s'engager à organiser ce référendum au terme d'un débat public et transparent sur les différentes options
:
• Quitter ou non la CCCH,
• Rapprochement avec la Communauté de Communes de l'Arpajonnais,
• Rapprochement avec la Communauté d'Agglomération du Val d'Orge,
• Rapprochement avec la Communauté d'Agglomération Europ'Essonne.
qui s'offrent à Longpont par simple adhésion ou en proposant une évolution-fusion globale de la Communauté de Communes du Coeur du Hurepoix vers l'une ou l'autre de ces communautés.
La Gauche s'est battue pour l'organisation d'un référendum au niveau national afin de ratifier le traité de Lisbonne estimant que c'était aux citoyens français de se prononcer sur ce choix d'avenir européen et non pas aux seuls parlementaires réunis en congrès. Malgré cela, le gouvernement a choisi la voie parlementaire.
Gageons qu'au plan local, elle aura la même exigence de vérité et de démocratie pour déterminer un avenir collectif à la commune !
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